Le film d'entreprise : les 11 erreurs à ne pas commettre

Afin de vous éviter d’être pris au dépourvu, voici les erreurs les plus communes à ne pas commettre lors de la production de votre film d’entreprise :

  1. Le lieu de tournage est mal choisi : pauvreté visuelle (peu de couleurs, objets de décoration démodés, manque de luminosité à compenser par de nombreuses lampes) ; environnement bruyant empêchant une prise de son correcte (machines, personnes bavardant dans la pièce à côté, téléphones) ; manque d’espace pour l’équipement et les participants. ; environnement dangereux.

  2. Le lieu de tournage n’est pas préparé : désordre, poussière ou traces de doigts sur les éléments réfléchissants (vitres, écrans), mobilier endommagé ; présence d’éléments relevant du secret industriel qui pourraient apparaître à l’image, même seulement en arrière-plan, et rendraient par conséquent les images tournées inutilisables par la suite.

  3. Le temps de tournage est sous-estimé : la mise en place de l’équipement - caméra, son et plus encore l’éclairage et appareils pour mouvements de caméra - requiert du temps ; souvent il faut également répéter chaque scène pour la filmer sous différents angles et permettre ainsi un montage créatif.

  4. La pause-repas est négligée voire totalement oubliée : tourner un film est un travail intellectuel et physique, pour le réalisateur comme pour tous les participants. Il est donc nécessaire pour le bon déroulement du tournage et de la bonne humeur de tous de prévoir une pause-repas d’au moins 30 minutes, à une heure raisonnable, avec un repas chaud, simple mais revigorant. Un ou deux pack de bouteilles d’eau pour la journée sont également bienvenus.

  5. L’interview n’est pas préparée : la personne qui parle est choisie au dernier moment ; son texte n’est pas construit et n’a pas été répété, ce qui entraîne une perte de temps au tournage, et implique un gros travail de rattrapage au montage, donc des coûts supplémentaires pour une qualité moindre ; la personne n’a pas une tenue suffisamment correcte pour représenter votre entreprise dans un film ; elle n’est pas maquillée.

  6. Les participants visibles à l’image ne sont pas préparés : vêtements, coiffure, barbe, ongles négligés : en HD, en plus encore en 4K, tout ce voit !

  7. Le but du film est multiple ou indéfini : utilisation interne / externe ; B2B ou B2C ; film de promotion pour le web / film de formation / film destiné à la vente en dvd, blu-ray, vod ; présentation générale / présentation de produits spécifiques. Une grande confusion se ressent pendant le tournage, et rend difficile le montage d’un film clair et cohérent.

  8. La scène à filmer ne peut pas être répétée : pour un montage créatif, rythmé et visuellement riche, l’action doit être filmée idéalement dans son entier déroulement plusieurs fois sous plusieurs angles. Ceci est d’autant plus nécessaire que ce qui est à filmer est complexe. Si ce n’est pas possible, il faut prévoir des alternatives de réalisation. Exemple : répéter le découpage d’une pièce dans un matériau coûteux par un robot peut entraîner des coûts élevés, si la pièce n’est pas destinée à un client.

  9. Les règles de sécurité ne sont pas respectées : par exemple, tournage dans un laboratoire sans blouse ni protections des chaussures ; tournage dans une raffinerie sans vêtements ininflammables ni casque ni lunettes ; forte chaleur ou fort taux d’humidité pouvant empêcher le fonctionnement des équipements. Si vous êtes un industriel qui souhaitez filmer une machine, assurez-vous par exemple qu’elle n’est pas sensible à la lumière externe (capteurs photosensibles) et que son fonctionnement ne sera pas entravé par l’éclairage.

  10. Le temps de réalisation du film est sous-estimé : le tournage est la phase la plus courte, le montage et la postproduction en général la phase la plus longue : transfert des images et des sons, synchronisation éventuelle, montage, correction des couleurs, mixage son, habillage graphique, exportation du film en qualité maximale, envoie par internet pour visionnage, modifications, nouvelles exportations et vérifications finales du film.

  11. Le budget est sous-estimé : outre le temps et les honoraires correspondants, la réalisation d’un film requiert un équipement performant et donc relativement coûteux (caméra, objectifs, micro, enregistreur, ordinateur, logiciels), coûts qui sont évidemment répercutés dans le budget de chaque film.

Et pour terminer sur un conseil positif : pensez votre film comme un teaser ou une bande-annonce pour un film de cinéma: il doit être assez court, efficace, susciter l’intérêt, et appeler à l’action : le grand film de cinéma que votre spectateur voudra voir, c’est votre entreprise, votre offre, vos services.

 

Thomas Rimbot